[FAO, Slovénie] Appel au soulèvement ! bloc anticapitaliste - Ljubljana, 1er mars 2013 (fr, en)

mardi 5 mars 2013
par  Benoit
popularité : 30%

mardi 5 mars 2013

[english version below]

GOTOVI SO ! Ils sont tous finis !

Au sein de bloc anticapitaliste, l’un des rares groupes organisés des manifestations, nous avons décidé d’ essayer de l’internationaliser..

Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, le côté internationaliste est très important car nous voulons montrer que tout le monde globalisé subit les mêmes chose et que la Slovénie n’est en rien particulière – comme beaucoup de gens essaient de le souligner ici. Et d’autre part, nous voulons renforcer l’influence de notre bloc de cette façon.

Au final, un maire est parti, quelques politiciens ont disparu et un vieux gouvernement est remplacé par un neuf, mais nous allons essayer de résister et de travailler davantage pour des changements radicaux et pas seulement pour des ravalements de façades !

Nous vous invitons donc à rejoindre les manifestation et diffuser notre appel international.

En solidarité. FAO (Slovénie), membre de l’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes)

***

Il y a trois mois, les gens en Slovénie se sont levés dans une révolte décentralisée massive. Elle a marqué le début d’une intense résistance à la crise largement auto-organisée. Ce soulèvement a commencé à Maribor contre le maire corrompu et le conseil municipal, mais il est né de plus de 20 ans de transition politique et d’accumulation du capital qui ont accentué les inégalités et le sentiment d’impuissance. La privatisation lente de la société n’a jamais signifié l’amélioration de nos conditions de vie et maintenant cette privatisation est rejetée de partout. C’est dans la vie quotidienne et dans les pratiques qui remettent en question les relations de pouvoir que nous voyons notre soulèvement. Tout comme la résistance qui se déroule partout en Europe, il s’agit d’un processus avec de nombreuses formes différentes de lutte et d’expression. Toutes sont également importantes et aucune ne doit être ignorée, écartée ou criminalisée. C’est dans cette multitude que nous nous engageons dans un processus qui se ré-oriente vers le pouvoir de contrôle sur nos propres vies et qui ne peut pas être récupéré ou instrumentalisée par des intérêts particuliers, des groupes ou des partis. De cette façon, les mobilisations ouvrent un processus de récupération de l’espace pour les personnes afin d’intervenir dans les discours sur la crise des politiques appliquées dans toute l’Europe.

C’est pourquoi nous disons que le soulèvement appartient à tous et chacun d’entre nous !

L’appel systématique, dès le début, de rejeter l’élite politique a clairement fait savoir que ce processus est contre tout simple politicien ou clique particulière. Le corruption des individus au pouvoir n’est que l’exemple extrême de la corruption réelle que nous combattons : le système lui-même. C’est pourquoi nous avons besoin de continuer le combat jusqu’à la chute du gouvernement actuel et, au-delà, des frontières de notre cité et nos États. Nous voulons un processus différent, un processus basé sur la satisfaction de nos besoins. Personne, parmi les puissants, ne nous offrira, de façon bienveillante, des alternatives. Nous allons donc les imposer de bas en haut !

C’est pourquoi nous disons que personne ne nous représente et nous ferons pas de discrimination : ils sont tous finis !

Dans les mois qui ont suivi le début du soulèvement, nous avons vu des attaques de plus en plus draconiennes de la police. Nous avons été intimidés dans nos maisons et dans les espaces communs ; nous avons été aspergés de gaz lacrymogène et de poivre ; nous avons été battus et détenus pour de fausses raisons et pendant de longues périodes sans charges, nous avons été persécutés et jugés. Le soulèvement lui-même a été criminalisé ! L’émergence d’un État policier est une indication nette que la résistance qui se passe ici et dans toute l’Europe a ébranlé ceux qui sont aux manettes de la vie économique et du pouvoir étatique. Le processus se déroule sans questionner la violence systémique à laquelle nous sommes confrontés tous les jours et qui a un impact négatif énorme sur nos vies. Les marchés financiers et les banques attaquent nos moyens de développement social, prennent nos maisons et nous menacent avec des dettes. L’État fera le sale boulot afin de nous tenir tranquille au cours de ce vol.

C’est pourquoi nous disons qu’il y a des policiers partout et la justice nulle part !

Il s’agit d’un soulèvement qui va au-delà des spécificités, des processus locaux en Slovénie. Il s’attaque au cœur du grand mensonge : celui qui prétend que l’économie de marché et la privatisation de l’industrie, des services et des biens finira par conduire à la prospérité de tous les peuples. Le projet d’une Europe néo-libérale, un processus constitutif des élites, est le principal vecteur afin de nous vendre ce mensonge, alors qu’il nous font payer les coûts d’une crise que nous n’avons pas créé. Le système obtient l’accumulation, nous obtenons l’austérité. Nous ne pouvons pas lutter contre un système transnational du capital si nous sommes enfermés dans notre État-nation. En effet, nous devons transcender les identites paroissiales, les mythes historiques et les frontières politiques dans cette lutte.

C’est pourquoi nous disons tans-nationalisons la révolte ! Nous vous adressons un appel à rejoindre le processus commun à tous.

Bloc Anticapitaliste. Ljubljana. 1 mars 2013.

Voir aussi : Fédération des Anarchistes Organisés, Slovénie : http://www.a-federacija.org/english/

[english version]

Call to uprising in Slovenia - anti-capitalist block (AKB) - Ljubjiana - 1st March 2013

GOTOVI SO ! They are all finished !

Three months ago people in Slovenia rose up in a decentralized massive revolt. It marked the start of an intense and largely self-organized resistance to the crisis. This uprising started in Maribor against the corrupt major and city council, but was borne out of more than 20 years of transition politics and capital accumulation that further increased inequality and powerlessness. The slow privatization of society never meant to give us a good life and now it is being rejected all over. It is in the common daily and exceptional practices that challenge the relationships of power that we see our uprising. Like the resistance taking place all around Europe, this is a process with many diferent forms of struggle and expression. All are equally important and none should be ignored, pushed aside or criminalized. It is in this multitude that we engage in a process that re-orientates power towards control over our own lives and that cannot be captured, branded or instrumentalised by any partcular interests, groups or partes. In this way, it opens a process of reclaiming space for people to intervene in the discourse of the crisis politics being applied across Europe.

This is why we say the uprising belongs to everyone and all of us !

The systematic call from the start to throw out the political elite has made it clear that this process is about more than any single politician or particular clique. The corruption of individuals in power is just the extreme example of the actual corruption we are fighting : the system itself. This is why we need continue the fight beyond the fall of the current government and beyond the borders of our cites and our states. We are demanding a different process, a constituent process based on the fulfilment of our needs. No-one in power will benevolently offer us alternatives so we will impose them from the bottom up !

This is why we say no-one represents us and we won’t discriminate : they are all finished !

In the months since the uprising started we have seen increasingly draconian attacks from the police. We are being intmidated in our homes and common spaces ; we are being sprayed with tear gas and pepper spray ; we are being beaten and detained for fictitious reasons and for long periods without charges ; we are being persecuted and tried. The uprising itself has been criminalized ! The rising police state is a clear indication that the resistance going on here and around Europe has shaken those in positons of economic and state power. The process is happening without any question of the systemic violence we face every day, which has a hugely negatve impact on our lives. The financial markets and banks attack our means of social reproduction, take our homes and threaten us with debts ; the state does the dirty work of keeping us quiet during this robbery.

That is why we say there are police everywhere and justice nowhere !

This is an uprising that goes beyond the specific, local processes in Slovenia. It goes to the heart of the great lie : that a market economy and privatized industry, services and property will eventually lead to the prosperity of all people. The project of a neo-liberal Europe, a consttuent process from above, is the main poster selling us this lie, while it socializes the cost on us for a crisis we didn’t create. The system gets accumulaton, we get austerity. We cannot struggle against a transnatonal system of capital if we are locked in our naton-states. Indeed, we are transcending parochial identities, historical myths and politcal borders in this struggle.

This is why we say transnationalize the uprising ! We extend a call to join the common process to all.

Anti-Capitalist Block. Ljubljana. March 1, 2013.

See also : Federation of Anarchist Organising, Slovenia : http://www.a-federacija.org/english/


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